Alors que la consommation de produits biologiques connaît un regain de popularité en France, l'Agence bio, chargée de promouvoir et de structurer la filière bio, se retrouve face à une menace existentielle. Le gouvernement a réduit son budget, licencié sa directrice et menace de la fermer. Cette situation soulève des questions sur la priorité accordée à la filière bio et sur l'avenir de l'agriculture biologique en France.
L'essentiel en bref
- La consommation de produits biologiques augmente en France, avec une croissance de 3 à 4% en 2025.
- L'Agence bio a vu son budget réduit de 15 millions d'euros, dont 5 millions pour la campagne de communication "C'est bio la France".
- La directrice de l'Agence bio, Laure Verdeau, est en cours de licenciement, malgré les résultats positifs obtenus sous son mandat.
- Le gouvernement semble ne pas avoir abandonné l'idée de supprimer l'Agence bio, qui pourrait être intégrée au sein de France Agrimer.
La situation de l'Agence bio
L'Agence bio a été créée pour promouvoir et structurer la filière bio en France. Elle est chargée de faire connaître l'agriculture biologique, de structurer les filières et de récolter des chiffres sur son développement. Malgré les résultats positifs obtenus sous la direction de Laure Verdeau, l'Agence bio se retrouve face à une menace existentielle.
Les réactions de la filière bio
Les acteurs de la filière bio sont inquiets face à la situation de l'Agence bio. Loïc Madeline, coprésident de la Fédération nationale d'agriculture biologique (Fnab), estime que "la directrice a eu le courage de rendre la bio très visible" et que "le licenciement de Laure Verdeau est un choix politique que l'on a du mal à s'expliquer". Maria Pelletier, représentante du Synabio au conseil d'administration de l'Agence bio, partage ce sentiment, estimant que "c'est un choix politique que l'on a du mal à s'expliquer".
"Je conteste le procès anti-bio qu'on fait à mon ministère", a déclaré la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, dans les colonnes du Républicain lorrain. "Le bio, c'est pour moi une grande politique du ministère, mais qui ne se résume pas à la situation de l'Agence bio, dont j'ai augmenté le budget d'un million d'euros pour 2026."
Les conséquences pour la filière bio
La situation de l'Agence bio a des conséquences importantes pour la filière bio. La réduction du budget de l'Agence bio va affecter la campagne de communication "C'est bio la France", qui devait durer trois ans. Le Fonds avenir bio, qui finance des projets de transformation et de structuration des filières bio, a également vu ses crédits divisés par deux. Ces coupes budgétaires sont perçues comme un retour en arrière pour la filière bio, qui avait commencé à se structurer et à se développer.
Le contexte politique
Le contexte politique est très incertain, et le gouvernement semble ne pas avoir abandonné l'idée de supprimer l'Agence bio. La suppression de l'Agence bio figurait parmi les pistes envisagées dans le cadre de la feuille de route gouvernementale de simplification de l'action publique. L'Agence bio pourrait être intégrée au sein de France Agrimer, ce qui soulève des questions sur l'avenir de la filière bio et sur la capacité de l'État à promouvoir et à structurer l'agriculture biologique.
En conclusion, la situation de l'Agence bio est très préoccupante pour la filière bio. La réduction du budget, le licenciement de la directrice et la menace de fermeture de l'Agence bio sont autant de signes qui montrent que le gouvernement ne donne pas la priorité à la filière bio. Il est essentiel que les acteurs de la filière bio se mobilisent pour défendre l'Agence bio et pour promouvoir l'agriculture biologique en France. Vous pouvez en savoir plus sur l'agriculture biologique et sur les actions de l'Agence bio en visitant notre site web.